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L’éternel dĂ©bat fait son grand retour après la diffusion d’un sondage mettant en Ă©vidence que le peuple amĂ©ricain, dans sa grande majoritĂ©, considère l’alcool comme Ă©tant beaucoup plus dangereuse pour la santĂ© que la marijuana bio.

Joint de marijuana biologique

Joint de marijuana biologique

Après le sucre qui serait plus dangereux que le cannabis bio, un sondage effectué par le Pew Institute aux Etats-Unis révèle que 69% des américains considèrent que l’alcool est plus dangereux pour la santé que la marijuana bio et 63% confirme cet avis à l’échelle de la société. Une idée qui germe doucement comme le montre cette étude : 12% des personnes interrogées étaient pour la légalisation de la drogue en 1969 contre 54% en 2014…

Du cĂ´tĂ© des faits, aucune rĂ©ponse “claire” ne peut ĂŞtre donnĂ©e car il n’y jamais eu d’étude “comparative” sur les dangers de l’alcool et de la marijuana bio. D’un autre cĂ´tĂ©, les donnĂ©es existantes donnent un net avantage Ă  la “drogue douce”, la considĂ©rant nettement moins addictive et dangereuse pour la santĂ©.
Cette affirmation s’appuie sur des donnĂ©es telles que les effets sur la santĂ©, le degrĂ© d’addiction que l’alcool crĂ©e ou encore l’agressivitĂ© liĂ©, plus souvent, Ă  la boisson qu’à la Marijuana.


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L’intérêt pour les aliments et autres produits biologiques ne cesse de croître, à mesure que s’éveillent les consciences et que se multiplient les options. Le mouvement s’étend désormais aux amateurs de cannabis bio marijuana, qui ne ménagent ni dépenses, ni élans d’ingéniosité pour se la geler santé.

Tomates biologiques, shampoings organiques, vêtements naturels… Un peu partout, la population prend les grands moyens pour préserver sa santé et déploie son lot d’efforts afin de sauvegarder ce qu’il reste d’environnement. Ces dernières années, nombre de consommateurs de drogues douces comme la marijuana ou le haschich ont élaboré une variété de techniques visant à ménager Dame Nature et à atténuer la nocivité de la substance inhalée, qui, rappelons-le, demeure néanmoins dommageable à bien des égards. Des poumons à la gorge, en passant par les troubles psychologiques, la récréation cérébrale au THC (tétrahydrocannabinol) comporte ses risques pour la santé, au même titre que l’alcool ou la cigarette. Mais il est possible de les minimiser. Et à constater l’achalandage dans les boutiques spécialisées puis la quantité de publications ou de sites Web traitant du sujet, les résultats semblent des plus grisants!
Un plant sain
Au risque de consterner quelques “cannabinophiles” amortis, le plant de marijuana, particulièrement celui cultivĂ© par les pourvoyeurs “professionnels” en quĂŞte de rendement optimal, est très souvent gavĂ© d’engrais et de fertilisants chimiques, Ă  base d’acide phosphorique, de potasse, de manganèse et de molybdène, entre autres. Le pot bio, lui, est nourri au guano de chauve-souris ou d’oiseaux marins, au compost de crevettes ou de lombrics. Mais le pire danger pour le consommateur dĂ©coule sans aucun doute de l’aspersion de pesticides et d’insecticides, qui regorgent de produits hautement toxiques tels le Malathion, le carbaryl et le diazinon. Selon Jean-François de la boutique Échologik Ă  QuĂ©bec, la prĂ©vention reste le meilleur moyen d’éviter le dĂ©barquement d’une meute de bestioles en mal de sensations fortes. “Une fois qu’il y a des bibittes, t’as pratiquement pas le choix d’utiliser des insecticides, remarque-t-il. En croissance, c’est moins grave. Mais il ne faut jamais les utiliser en floraison… Il y a des moyens de les Ă©viter, comme augmenter la tempĂ©rature la nuit pour baisser l’humiditĂ©, et il y a aussi des huiles que tu peux mettre sur les feuilles avant le passage en floraison. Les parasites tĂ©tranyques (araignĂ©es) se nourrissent de la sève; l’huile les empĂŞche de percer la feuille et dĂ©gage une odeur qui les repousse; c’est vraiment la meilleure façon de prĂ©venir…”
Marc-Boris Saint-Maurice, chef du Parti marijuana, observe Ă©galement un accroissement de la demande pour le cannabis bio et ses dĂ©rivĂ©s. “Mais c’est sĂ»r que c’est plus de travail et un peu plus dispendieux; ça peut coĂ»ter deux fois plus cher pour les engrais”, concède-t-il. Ă€ titre d’exemple, 1500 g d’engrais 20-20-20 conventionnel se vendent entre 15 et 20 $; 5 litres de guano, près de 30 $. Quant aux semences, un spĂ©cimen rĂ©gulier vaut en moyenne une quinzaine de dollars, alors que le coĂ»t d’une graine “certifiĂ©e” bio peut atteindre 50 $ l’unitĂ©. Évidemment, aucun organisme lĂ©galement constituĂ© n’est encore chargĂ© de ce type de certification et l’on doit plutĂ´t se fier Ă  la bonne foi du fournisseur. “Mais le prix, quand on parle de cannabis, c’est pas vraiment un facteur, poursuit Marc-Boris. Tu vas payer 40 ou 80 $ pour faire pousser une couple de livres de pot; c’est pas bien grave… C’est un petit peu plus compliquĂ©, ça prend plus d’expĂ©rience, mais on le sent dans le cannabis; le goĂ»t est meilleur!”

Marijuana cultivée biologiqement

Marijuana cultivée biologiqement

Le hasch en sac
Plusieurs ont sĂ»rement eu vent de ces terribles histoires d’explosions ou d’incendies survenus pendant la confection de haschich. La mĂ©thode traditionnelle implique en effet des produits inflammables, tels solvant ou kĂ©rosène, que l’on doit porter Ă  Ă©bullition afin d’isoler les glandes rĂ©sineuses (trichomes) de la plante. Mais un nouveau procĂ©dĂ© alternatif anti-ecchymoses ne cesse de gagner en popularitĂ©. Fonctionnant Ă  l’aide de sacs-filtres, d’eau et de glace, la technique est tout Ă  fait sĂ©curitaire, rapide et 100 % naturelle! L’eau glacĂ©e, agitĂ©e au malaxeur, permet le dĂ©tachement des trichomes, qui se dĂ©posent ensuite sur un filtre au fond du sac. Après Ă©gouttement, il suffit de recueillir la pâte, d’en extraire toute l’humiditĂ© et hop! SĂ©cher et dĂ©guster! (Voir tous les dĂ©tails au www.kabulbaba.com.) “Le rendement est peut-ĂŞtre un peu moins Ă©levĂ© (qu’avec la mĂ©thode classique), mais la qualitĂ© est nettement supĂ©rieure, assure Jean-François. Le goĂ»t est super bon et il y en a mĂŞme qui ont rĂ©ussi Ă  en sortir la meilleure sorte possible; le Bubble, que tu fais juste allumer et ça fait des bulles. C’est le meilleur; encore mieux que du marocain, vraiment pur…” 65 $ Ă  100 $ le sac, filtres de 25 Ă  190 microns, formats chaudière (5 gallons) ou poubelle (20 gallons).
Accessoires
Enfin, il existe aussi une panoplie d’accessoires Ă  tendance Ă©cologique, Ă  commencer par des variĂ©tĂ©s de papier Ă  rouler Ă  base de chanvre ou de riz, exempts de colle chimique, qui est remplacĂ©e par de la gomme naturelle. “L’avantage du papier de riz, c’est qu’il peut ĂŞtre vraiment mince; tu en fumes donc beaucoup moins, note Jean-François. Le papier de chanvre peut ĂŞtre très mince aussi, mais jamais autant. Les goĂ»ts ne sont pas les mĂŞmes et la combustion est diffĂ©rente…” Les pipes de verre pyrex sont Ă©galement très en vogue, puisqu’elles permettent d’éliminer les inhalations secondaires de rĂ©sidus de bois ou de mĂ©taux, dont sont constituĂ©s les modèles conventionnels. Puis, encore mieux que la pipe Ă  eau et sa salutaire filtration, le “vaporisateur” Ă©lectrique parvient Ă  consumer uniquement l’essentiel euphorisant (voir le www.bcvaporizer.com). Valant entre 75 et 90 $, l’appareil atteint “une tempĂ©rature juste assez haute pour faire Ă©vaporer seulement le THC, explique Jean-François. C’est sĂ»r que tu fumes moins de boucane inutile et avec la coupole scellĂ©e, il n’y a vraiment aucune perte. Puis en plus, t’as pas les vapeurs de briquet…” Bref, moins nocive pour la santĂ©, mais tout de mĂŞme dispendieuse, la dĂ©tente cannabique biologique! “Un peu plus, admet Jean-François. Mais ça vaut la peine et, les gens, ça ne les dĂ©range pas de payer un peu plus pour de la qualitĂ©. Et si le monde continue d’encourager cette industrie, ça va finir par coĂ»ter moins cher…”


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La marijuana bio (cannabis)

Les effets immédiats
Les consommateurs recherchent un état de détente, de bien-être et une modification des perceptions (par exemple, sensation de mieux entendre la musique). Mais les effets recherchés ne sont pas toujours obtenus.

Les effets de la consommation de la marijuana sont variables : lĂ©gère euphorie accompagnĂ©e d’un sentiment d’apaisement, lĂ©gère somnolence. Mais elle peut entraĂ®ner aussi parfois un malaise, une intoxication aigĂĽe (“bad trip”) qui peut se traduire par des tremblements, des vomissements, une impression de confusion, d’Ă©touffement, une angoisse très forte.
La marijuana diminue les capacitĂ©s de mĂ©moire immĂ©diate et de concentration chez les consommateurs, tant qu’ils sont sous l’effet du cannabis. La perception visuelle, la vigilance et les rĂ©flexes sont Ă©galement modifiĂ©s. Ces effets peuvent ĂŞtre dangereux si l’on conduit une voiture ou si l’on utilise des machines (machines-outils par exemple).

Selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit, la marijuana peut avoir des effets physiques comme :
>> un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges) ;
>> une augmentation de l’appĂ©tit (fringales) ;
>> une augmentation du rythme du pouls (palpitations) ;
>> une diminution de la sécrétion salivaire (bouche sèche) ;
>> parfois une sensation de nausée.
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A 17 ans, un adolescent sur cinq consomme de la marijuana plus de 10 fois dans l’annĂ©e, et 15% d’entre eux plusieurs fois par semaine.
LES RISQUES RESPIRATOIRES.
La fumĂ©e de la marijuana contient des substances cancĂ©rigènes comme celle du tabac : elle est donc toxique pour le système respiratoire. L’association du tabac et de la marijuana entraĂ®ne des cancers du poumon plus prĂ©coces que le tabac seul. Les risques respiratoires sont amplifiĂ©s dans certaines conditions d’inhalation (pipes Ă  eau, “douilles”).
Les effets d’une consommation rĂ©gulière
Certains effets sont loin d’ĂŞtre anodins et rĂ©vèlent un usage problĂ©matique, donc nocif :
>> difficultés de concentration, difficultés scolaires ;
>> prĂ©occupations centrĂ©es sur l’obtention et la consommation du produit, isolement social et perte de motivation ;
>> risques pour l’usager et son entourage, liĂ©s aux contacts avec des circuits illicites pour se procurer le produit ;
>> chez certaines personnes vulnĂ©rables, la marijuana peut engendrer ou aggraver un certain nombre de troubles psychiques comme l’anxiĂ©tĂ©, la panique et favoriser la dĂ©pression. Il peut aussi provoquer l’apparition d’une psychose cannabique : il s’agit d’une bouffĂ©e dĂ©lirante qui nĂ©cessite une hospitalisation dans un service spĂ©cialisĂ©. Le cannabis est Ă©galement susceptible, chez les sujets prĂ©disposĂ©s, de rĂ©vĂ©ler ou d’aggraver les manifestations d’une maladie mentale grave, comme la schizophrĂ©nie.


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La marijuana bio Ă  l’universitĂ©. La dĂ©pendance et l’abus de drogue ou d’alcool ne constituent qu’une faible proportion des demandes d’aide au Centre d’orientation et de consultation psychologique (COCP) de l’UniversitĂ© Laval.

Il est difficile d’estimer le nombre d’Ă©tudiantes et Ă©tudiants universitaires qui consomment du cannabis et nous n’avons aucune donnĂ©e statistique sur le type ou la frĂ©quence de leur consommation. Cependant, le cannabis est la substance illicite dont l’usage est le plus rĂ©pandu dans le monde. Les adolescentes, adolescents et jeunes adultes en sont les plus grands consommateurs. De plus, l’association entre jeunesse, fĂŞtes, alcool et cannabis semble admise pour une bonne partie des Ă©tudiants et Ă©tudiantes universitaires. Si la consommation chez les jeunes est aussi rĂ©pandue (voir l’encadrĂ© « Des chiffres ») et qu’il y a peu de demandes d’aide concernant les drogues douces, est-ce Ă  dire que celles-ci n’occasionnent aucun problème ?

Ă€ l’heure oĂą l’attention mĂ©diatique est davantage portĂ©e sur le dĂ©bat entourant la dĂ©-criminalisation ou la lĂ©galisation du cannabis, est-ce que cette drogue douce est devenue banale au point d’en nĂ©gliger ses effets possibles ? Fumer ou manger de la marijuana bio, aussi « cool » ou inoffensif que cela puisse paraĂ®tre, peut-il affecter la vie scolaire, affective ou professionnelle ?

Comme nous le verrons plus loin, les effets et les consĂ©quences de l’usage de cannabis peuvent varier en fonction du type et surtout de la frĂ©quence de la consommation. Un usage rĂ©gulier de cannabis, pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, peut provoquer des rĂ©actions Ă©motives ou comportementales inhabituelles. Cela peut se traduire, par exemple, par un problème de couple, une baisse de motivation aux Ă©tudes ou au travail, ou encore un Ă©tat dĂ©pressif. Il arrive souvent que le consommateur ou la consommatrice ne fasse pas le lien entre sa consommation et ces difficultĂ©s, qui se sont implantĂ©es graduellement.

Des chiffres*

Au Canada, plus de 50 % des jeunes de 16 Ă  24 ans affirment avoir dĂ©jĂ  consommĂ© du cannabis, 30 % seraient des consommateurs rĂ©guliers (voir plus loin les types de consommateurs) et 5 Ă  10 % deviennent des fumeurs Ă  risque ou dĂ©pendants. La popularitĂ© du cannabis tend Ă  augmenter et l’âge moyen du premier essai Ă  diminuer.

De 400 à 450 composants chimiques sont présents dans la marijuana bio. Le plus significatif est le delta-9-tétrahydrocannabinol, ou THC. Le rôle des autres composants est peu connu.

La teneur en THC a augmentĂ© au cours des annĂ©es : de 1,5 % Ă  la fin de annĂ©es soixante, il est passĂ© aujourd’hui Ă  un taux allant jusqu’Ă  20 %. Les effets de cette plus grande concentration n’ont pas Ă©tĂ© mesurĂ©s.

Le THC a des effets sur l’organisme pendant les 24 heures suivant l’inhalation et demeure dans le sang jusqu’Ă  30 jours.

Un joint contient un taux de goudron correspondant à 4 ou 5 cigarettes qui, lorsque inhalé, endommage les poumons et les voies respiratoires.

Chez les consommatrices et consommateurs rĂ©guliers, 1 % ferait l’expĂ©rience d’une psychose cannabique dont les symptĂ´mes sont : hallucinations, confusion, amnĂ©sie, agitation et hypomanie.

*Tiré du rapport du Comité spécial du Sénat sur les drogues illicites.

Des mythes

« Fumer du pot brûle des cellules du cerveau. »
Les fonctions cérébrales sont atteintes lors de la consommation de la marijuana bio, mais fonctionnelles malgré la toxicité, qui elle est réversible. Les cellules cérébrales ne sont pas touchées.

« Les jeunes qui prennent de l’herbe prendront ensuite des drogues dures comme la cocaĂŻne. »
Très peu d’usagers ou d’usagères se servent du cannabis comme tremplin pour passer Ă  des drogues plus dures. De plus, selon le Rapport du ComitĂ© spĂ©cial du SĂ©nat sur les drogues illicites, la thĂ©orie de l’escalade est injustifiĂ©e.

« C’est surtout les gars et les gens Ă  faible revenu qui consomment. »
Aucune diffĂ©rence significative n’a Ă©tĂ© remarquĂ©e entre les hommes et les femmes ni entre les classes sociales concernant le taux de consommation.

« La marijuana bio est un bon traitement pour le cancer et un médicament pour plusieurs maladies. »
SantĂ© Canada permet un usage restrictif de la marijuana bio pour ses effets apaisants. Elle soulage certains symptĂ´mes, surtout pour des malades en phase terminale ou pour des personnes souffrant de sclĂ©rose en plaques, mais elle n’est pas utilisĂ©e pour guĂ©rir une maladie, ses effets en ce sens n’Ă©tant pas encore dĂ©montrĂ©s.

« On peut faire une surdose de pot ou de hasch. »
Des intoxications sĂ©vères de la marijuana bio sont rarement rapportĂ©es et aucune mort due Ă  une surdose de cannabis n’a jamais Ă©tĂ© signalĂ©e.

Les causes de la consommation

Un ensemble de facteurs peut ĂŞtre Ă©voquĂ© pour expliquer la popularitĂ© de la marijuana bio : sa disponibilitĂ©, son coĂ»t, la pression sociale ou l’exploration de nouvelles expĂ©riences. La santĂ© mentale et la dĂ©tresse psychologique sont parfois Ă©voquĂ©es comme prĂ©dispositions, mais aucun lien direct de cause Ă  effet n’a Ă©tĂ© clairement Ă©tabli entre une faiblesse personnelle ou une maladie mentale et la consommation. Il en est de mĂŞme pour les facteurs physiologiques. Il semble qu’un faible pourcentage de consommateurs et consommatrices utilise l’herbe comme tentative d’autotraitement de difficultĂ©s psychologiques ou pour fuir leurs problèmes. Ă€ l’inverse, une consommation abusive ou chronique pourrait dĂ©clencher des difficultĂ©s psychologiques ou personnelles, comme nous le verrons dans la section portant sur les effets et les consĂ©quences de ce type de consommation. Il semblerait qu’il existe des traits de personnalitĂ© plus Ă  risque. Une faible estime de soi et une difficultĂ© Ă  faire face aux problèmes seraient des traits associĂ©s Ă  un risque accru de consommation abusive, comme dans le cas de la dĂ©pendance au jeu ou Ă  l’alcool

Fumeuse de marijuana biologique

Fumeuse de marijuana biologique

Les effets et les conséquences

Les effets et les consĂ©quences de  la marijuana bio sont assez difficiles Ă  dĂ©terminer de façon prĂ©cise. D’abord, les effets varient beaucoup d’une personne Ă  l’autre, ainsi que d’une expĂ©rience Ă  l’autre. Aussi, les rĂ©sultats des recherches sur les consĂ©quences ne sont pas unanimes. Il est cependant essentiel de faire une distinction entre les diffĂ©rents types de consommation. Le ComitĂ© SĂ©natorial en a identifiĂ© quatre types :
une consommation occasionnelle ou expĂ©rimentale, c’est-Ă -dire quelques joints fumĂ©s par curiositĂ© au cours d’une vie ;
un usage régulier, quelques fois par mois, pour des activités récréatives bien ciblées ;
une utilisation à risque, soit à presque tous les jours, qui rend vulnérable à un usage excessif ;
un usage excessif, qui correspond Ă  une consommation de plus d’un gramme par jour, dans des contextes variĂ©s (le travail et les loisirs), et qui s’Ă©chelonne sur plusieurs annĂ©es.
Les effets correspondent aux impacts psychologiques et physiologiques immĂ©diats recherchĂ©s au moment de la consommation. Les consĂ©quences se manifestent davantage dans les heures suivant l’inhalation chez l’usager ou l’usagère qui fume rĂ©gulièrement et depuis longtemps (le type Ă  risque ou excessif). On pourrait dire que ces consĂ©quences s’apparentent Ă  la « gueule de bois » vĂ©cue au lendemain de l’ingurgitation d’une grande quantitĂ© d’alcool ainsi qu’aux maladies associĂ©es Ă  l’alcoolisme, sauf que, pour la marijuana bio, elles sont plus subtiles et moins connues. Il faut se rappeler, enfin, qu’il n’y a pas de consensus dĂ©finitif sur les recherches Ă  ce sujet et que, notamment, il semble que les consĂ©quences soient rĂ©versibles après l’arrĂŞt de la consommation.

Effets recherchés

Les effets recherchĂ©s sont immĂ©diats et attribuables au THC. Ils surviennent dans les minutes suivant l’inhalation et durent de une Ă  quatre heures. Durant la phase « planante », la plupart des gens se sentent euphoriques, gais et insouciants. Les sensations physiques sont exacerbĂ©es, le rire vient plus facilement et la dĂ©tente par rapport aux inquiĂ©tudes est favorisĂ©e. Ces modifications sont souvent accompagnĂ©es d’une augmentation de la confiance en soi et d’une perception diffĂ©rente du temps, de l’espace et de l’image de soi. Ce sont ces effets qui peuvent donner une impression de crĂ©ativitĂ© soudaine. Cependant, certaines personnes vivent plutĂ´t une augmentation de leur anxiĂ©tĂ© ou d’autres symptĂ´mes souvent dĂ©jĂ  prĂ©sents.

Conséquences tolérées

La plupart des consĂ©quences tolĂ©rĂ©es sont connues et acceptĂ©es par les personnes qui consomment et ont peu de rĂ©percussions sur sa santĂ©. Ainsi, il est frĂ©quent, dans l’heure suivant l’inhalation, d’avoir un rythme cardiaque accĂ©lĂ©rĂ©, une irritation des bronches, les yeux rougis et la bouche sèche. Au niveau psychologique, la mĂ©moire Ă  court terme est diminuĂ©e, de mĂŞme que la concentration et l’attention. Les rĂ©flexes et la coordination visuo-motrice sont Ă©galement au ralenti. La conduite automobile est donc Ă  Ă©viter. Enfin, ces consĂ©quences sont souvent suivies de faim et de somnolence. Avec un peu de repos, elles s’estompent pour un retour Ă  l’Ă©tat normal ou habituel.

Conséquences méconnues

Les consĂ©quences mĂ©connues s’appliquent exclusivement aux personnes dont l’usage de la marijuana bio est considĂ©rĂ© Ă  risque ou excessif. Ces consĂ©quences sont souvent mĂ©connues, parce que les symptĂ´mes sont diffus et subtils et ne se manifestent pas tout de suite après l’inhalation. Par exemple, il n’est pas rare qu’une personne consulte en raison d’une Ă©trange baisse d’Ă©nergie et que, après Ă©valuation, une consommation quotidienne soit ciblĂ©e.

Plusieurs psychiatres ont Ă©voquĂ© un syndrome amotivationnel. Le symptĂ´me principal est la rĂ©duction chronique du niveau d’Ă©nergie, de la motivation et de la capacitĂ© de concentration, ce qui provoque un ralentissement dans le travail ou les Ă©tudes. La marijuana bio n’est pas un remède Ă  la dĂ©pression et peut mĂŞme en aggraver les symptĂ´mes après avoir donnĂ© l’impression de les soulager. La marijuana bio pourrait aussi ĂŞtre un Ă©lĂ©ment dĂ©clencheur d’un trouble mental dĂ©jĂ  existant, quoiqu’il pourrait ĂŞtre considĂ©rĂ© comme une tentative d’auto-mĂ©dication. Par exemple, une personne prĂ©disposĂ©e Ă  la schizophrĂ©nie serait plus sujette Ă  des hallucinations et Ă  une perte de contact avec la rĂ©alitĂ©. De mĂŞme, une personne anxieuse qui consomme pour se calmer pourrait voir ses rĂ©actions de panique augmenter et la personne isolĂ©e qui fume Ă  l’excès aurait encore plus de difficultĂ©s Ă  entrer en contact avec les autres. Enfin, la psychose cannabique serait vĂ©cue par moins de 1% des fumeurs excessifs et serait entièrement rĂ©versible.

Il est Ă  noter que certaines consĂ©quences physiologiques ont Ă©tĂ© signalĂ©es. Des cancers et d’autres troubles pulmonaires pourraient dĂ©couler d’un usage rĂ©pĂ©tĂ© de cannabis. Certaines recherches, sans ĂŞtre concluantes, auraient indiquĂ© de lĂ©gères perturbations des systèmes endocrinien et reproductif (chez l’homme). La seule Ă©vidence raisonnable, selon l’Institut national de la santĂ© et de la recherche mĂ©dicale (INSERM) en France, serait que l’usage de la marijuana bio durant la grossesse nuit au dĂ©veloppement du foetus.

La tolérance

La tolĂ©rance est un phĂ©nomène d’adaptation, ou d’accoutumance, caractĂ©risĂ© par une rĂ©ponse diminuĂ©e Ă  la mĂŞme quantitĂ© d’une drogue donnĂ©e. En matière d’abus de drogues, cette tolĂ©rance peut conduire Ă  une augmentation des doses initiales afin de retrouver l’effet recherchĂ©.

Par exemple, pour les usagers et usagères de drogues fortes comme la cocaĂŻne, une plus grande quantitĂ© de cette drogue devient graduellement nĂ©cessaire avec l’usage pour obtenir les mĂŞmes effets physiques et psychologiques qu’au dĂ©but de la consommation. Concernant la marijuana bio, il semble qu’une certaine tolĂ©rance physique soit dĂ©veloppĂ©e avec le temps. Cette tolĂ©rance contribuerait Ă  installer la dĂ©pendance.

La dépendance

Une dĂ©pendance au cannabis est exclusivement psychologique et de niveau modĂ©rĂ©. Selon le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, 4e Ă©dition (DSM-IV), une personne dĂ©pendante de la marijuana bio l’utilise en grande quantitĂ©, durant toute la journĂ©e et pendant des mois. Elle peut consacrer plusieurs heures par jour Ă  son utilisation ou encore pour se la procurer. La drogue devient son principal centre d’intĂ©rĂŞt, ce qui interfère avec ses activitĂ©s sociales et scolaires. Cette personne en consomme plus souvent et plus longtemps que ce qu’elle avait prĂ©vu, maintient sa consommation malgrĂ© ses difficultĂ©s et mĂŞme si sa vie se dĂ©tĂ©riore. Par exemple, l’Ă©tudiante ou l’Ă©tudiant se prĂ©sentera « gelĂ© » dans plusieurs de ses cours, retardera la rĂ©alisation de ses travaux, nĂ©gligera l’Ă©tude de ses examens et continuera Ă  fumer malgrĂ© le risque d’Ă©chouer sa session.

L’abus

Selon le DSM-IV, l’abus de la marijuana bio consiste en un mode d’utilisation qui atteint un niveau de consĂ©quences indĂ©sirables, rĂ©currentes et significatives. Par exemple, la personne adopte une conduite dangereuse, risque de perdre son emploi, sa conjointe ou son conjoint et Ă©prouve des problèmes judiciaires liĂ©s aux consĂ©quences de sa consommation.

Le sevrage

La suppression du produit auquel la ou le toxicomane est habituĂ© constitue un sevrage. Les symptĂ´mes encourus par un sevrage sont diffĂ©rents d’une drogue Ă  l’autre. Par exemple, pour la cigarette ou l’hĂ©roĂŻne, l’ampleur des symptĂ´mes physique et psychologique est telle que les rechutes sont très frĂ©quentes. Concernant les usagers excessifs de cannabis bio, quelques symptĂ´mes ont Ă©tĂ© signalĂ©s lors du sevrage mais d’un nombre insuffisant pour ĂŞtre cliniquement significatifs. Il s’agit d’angoisse, de panique, de sueurs, de perte d’appĂ©tit, de tremblements, de transpirations, de nausĂ©es, et de perturbations du sommeil.

Suis-je accro ?

Voici quelques questions pour vous aider à déterminer si vous avez une dépendance au cannabis :

1. Est-ce que fumer de la marijuana bio n’est plus aussi le fun qu’avant ?

2. Est-ce qu’il vous arrive de fumer seul ou seule ?

3. Est-ce difficile pour vous d’imaginer votre vie sans marijuana bio ?

4. Est-ce que vous trouvez que vos amitiĂ©s sont dĂ©terminĂ©es par l’usage du cannabis bio?

5. Fumez-vous de la marijuana bio pour éviter de faire face à vos problèmes ?

6. Fumez-vous du cannabis bio pour vous aider à gérer vos émotions ?

7. Avez-vous déjà échoué dans une tentative pour réduire ou cesser votre consommation ?

8. Est-ce que votre usage de cannabis bio entraîne des problèmes de mémoire, de concentration ou de motivation ?

9. Lorsque votre réserve est écoulée, votre réapprovisionnement vous préoccupe-t-il ?
10. Planifiez-vous votre vie autour de l’usage de marijuana bio ?

11. Vous privez-vous de certaines choses, comme de sorties ou de nouveaux vêtements, de façon à pouvoir payer votre consommation ?

12. Est-ce que vos amis, votre conjoint ou conjointe ou encore des membres de votre famille se sont déjà plaints de votre consommation ?

Conclusion

Le cannabis bio, substance encore illicite bien que vraisemblablement bientĂ´t dĂ©criminalisĂ©e, peut paraĂ®tre commun ou inoffensif. Cependant, sa consommation, selon le type d’usage, peut entraĂ®ner des rĂ©percussions sur le fonctionnement gĂ©nĂ©ral ou signaler la prĂ©sence de difficultĂ©s personnelles ou psychologiques. En tant qu’adulte, c’est Ă  vous de dĂ©terminer votre position par rapport Ă  la consommation de cannabis bio. Si vous vous questionnez sur votre usage de cannabis bio ou si vous souhaitez obtenir plus d’information pour diminuer ou cesser votre consommation, n’hĂ©sitez pas Ă  vous documenter ou Ă  demander de l’aide.


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En vertu de la nouvelle loi fédérale, quelques producteurs commerciaux seulement seront dorénavant autorisés à faire pousser du cannabis bio marijuana thérapeutique.

Cannabis marijuana thérapeutique

Cannabis marijuana thérapeutique

Un juge de la Cour fĂ©dĂ©rale en Colombie-Britannique a Ă©mis une injonction permettant aux consommateurs de marijuana Ă  des fins mĂ©dicales de continuer Ă  cultiver leur cannabis malgrĂ© l’entrĂ©e en vigueur, le 1er avril prochain, d’une nouvelle rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale dans ce domaine.

Des patients s’Ă©taient adressĂ©s Ă  la cour pour demander une injonction temporaire, le temps que la contestation judiciaire du nouveau système soit entendue sur le fond. En vertu de la nouvelle loi fĂ©dĂ©rale, quelques producteurs commerciaux seulement seront dorĂ©navant autorisĂ©s Ă  faire pousser du cannabis thĂ©rapeutique.

Les modifications annoncĂ©es par Ottawa font partie d’une importante refonte du système canadien de marijuana mĂ©dicale, qui permettait depuis 2001 aux patients dĂ©tenteurs d’un permis de cultiver leur propre cannabis.

Plus tĂ´t cette semaine, ils avaient plaidĂ© en Cour fĂ©dĂ©rale que certains d’entre eux ne pourraient se payer le cannabis des producteurs certifiĂ©s par le gouvernement fĂ©dĂ©ral, et qu’ils ne seraient plus en mesure d’obtenir le type de marijuana qui leur convient le mieux.

Ottawa justifie sa dĂ©cision de changer la loi en faisant valoir que les risques liĂ©s Ă  la culture de marijuana – comme par exemple les incendies, le vol et les moisissures – outrepassent le droit de ces consommateurs de produire eux-mĂŞmes leur cannabis.

Le juge Michael Manson a conclu que certains patients ne seraient pas en mesure de se payer de la marijuana si les prix augmentent tel qu’anticipĂ©.

«Ce groupe subirait un tort irréparable en vertu de la (nouvelle réglementation)», a écrit le juge.

La date de l’audition de la cause sur le fond devrait ĂŞtre dĂ©terminĂ©e d’ici l’an prochain. En attendant, les consommateurs de marijuana Ă  des fins mĂ©dicales pourront donc continuer Ă  cultiver leur cannabis.

Avant la dĂ©cision de la cour, SantĂ© Canada avait prĂ©venu que tout patient accrĂ©ditĂ© pour cultiver de la marijuana n’ayant pas confirmĂ© la destruction de ses plants serait signalĂ© Ă  la police.

Dans un communiquĂ© publiĂ© vendredi soir, SantĂ© Canada affirme que «l’expansion rapide en vertu du Programme d’accès Ă  la marijuana Ă  des fins mĂ©dicales a eu d’importantes consĂ©quences inattendues sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© du public».

Selon l’agence fĂ©dĂ©rale, il y a maintenant près de 40 000 personnes autorisĂ©es Ă  possĂ©der de la marijuana Ă  des fins mĂ©dicales au pays.

«La valeur de revente Ă©levĂ©e de la marijuana sur le marchĂ© clandestin augmente le risque de cambriolage Ă  domicile et de dĂ©tournement. De plus, ces activitĂ©s de production sont associĂ©es Ă  des risques d’incendie et de prolifĂ©ration de moisissures toxiques. Les risques touchent non seulement les producteurs, mais aussi leurs voisins et la collectivité», affirme l’agence fĂ©dĂ©rale.

SantĂ© Canada prĂ©cise qu’elle examinera la dĂ©cision de la cour en dĂ©tail et envisagera ses options.

John Conroy, l’avocat reprĂ©sentant les patients, a affirmĂ© qu’il n’est pas clair si le jugement affecte les nouveaux patients qui ont besoin de marijuana mĂ©dicale, et qui n’avaient pas encore reçu l’approbation nĂ©cessaire. Ils pourraient ĂŞtre contraints de se tourner vers le nouveau marchĂ© commercial, a-t-il indiquĂ©.

Le Canada avait rĂ©glementĂ© la marijuana mĂ©dicale pour la première fois en 2001, un an après qu’un tribunal ontarien eut conclu que la loi violait les droits des patients qui utilisent le cannabis pour apaiser leurs symptĂ´mes.