Boutique Biologiquement.comL’alcool plus dangereux que la marijuana selon les américains

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L’éternel débat fait son grand retour après la diffusion d’un sondage mettant en évidence que le peuple américain, dans sa grande majorité, considère l’alcool comme étant beaucoup plus dangereuse pour la santé que la marijuana bio.

Joint de marijuana biologique
Joint de marijuana biologique

Après le sucre qui serait plus dangereux que le cannabis bio, un sondage effectué par le Pew Institute aux Etats-Unis révèle que 69% des américains considèrent que l’alcool est plus dangereux pour la santé que la marijuana bio et 63% confirme cet avis à l’échelle de la société. Une idée qui germe doucement comme le montre cette étude : 12% des personnes interrogées étaient pour la légalisation de la drogue en 1969 contre 54% en 2014…

Du côté des faits, aucune réponse “claire” ne peut être donnée car il n’y jamais eu d’étude “comparative” sur les dangers de l’alcool et de la marijuana bio. D’un autre côté, les données existantes donnent un net avantage à la “drogue douce”, la considérant nettement moins addictive et dangereuse pour la santé.
Cette affirmation s’appuie sur des données telles que les effets sur la santé, le degré d’addiction que l’alcool crée ou encore l’agressivité lié, plus souvent, à la boisson qu’à la Marijuana.

Boutique Biologiquement.comMarijuana biologique nouvelle tendance au Québec

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L’intérêt pour les aliments et autres produits biologiques ne cesse de croître, à mesure que s’éveillent les consciences et que se multiplient les options. Le mouvement s’étend désormais aux amateurs de cannabis bio marijuana, qui ne ménagent ni dépenses, ni élans d’ingéniosité pour se la geler santé.

Tomates biologiques, shampoings organiques, vêtements naturels… Un peu partout, la population prend les grands moyens pour préserver sa santé et déploie son lot d’efforts afin de sauvegarder ce qu’il reste d’environnement. Ces dernières années, nombre de consommateurs de drogues douces comme la marijuana ou le haschich ont élaboré une variété de techniques visant à ménager Dame Nature et à atténuer la nocivité de la substance inhalée, qui, rappelons-le, demeure néanmoins dommageable à bien des égards. Des poumons à la gorge, en passant par les troubles psychologiques, la récréation cérébrale au THC (tétrahydrocannabinol) comporte ses risques pour la santé, au même titre que l’alcool ou la cigarette. Mais il est possible de les minimiser. Et à constater l’achalandage dans les boutiques spécialisées puis la quantité de publications ou de sites Web traitant du sujet, les résultats semblent des plus grisants!
Un plant sain
Au risque de consterner quelques “cannabinophiles” amortis, le plant de marijuana, particulièrement celui cultivé par les pourvoyeurs “professionnels” en quête de rendement optimal, est très souvent gavé d’engrais et de fertilisants chimiques, à base d’acide phosphorique, de potasse, de manganèse et de molybdène, entre autres. Le pot bio, lui, est nourri au guano de chauve-souris ou d’oiseaux marins, au compost de crevettes ou de lombrics. Mais le pire danger pour le consommateur découle sans aucun doute de l’aspersion de pesticides et d’insecticides, qui regorgent de produits hautement toxiques tels le Malathion, le carbaryl et le diazinon. Selon Jean-François de la boutique Échologik à Québec, la prévention reste le meilleur moyen d’éviter le débarquement d’une meute de bestioles en mal de sensations fortes. “Une fois qu’il y a des bibittes, t’as pratiquement pas le choix d’utiliser des insecticides, remarque-t-il. En croissance, c’est moins grave. Mais il ne faut jamais les utiliser en floraison… Il y a des moyens de les éviter, comme augmenter la température la nuit pour baisser l’humidité, et il y a aussi des huiles que tu peux mettre sur les feuilles avant le passage en floraison. Les parasites tétranyques (araignées) se nourrissent de la sève; l’huile les empêche de percer la feuille et dégage une odeur qui les repousse; c’est vraiment la meilleure façon de prévenir…”
Marc-Boris Saint-Maurice, chef du Parti marijuana, observe également un accroissement de la demande pour le cannabis bio et ses dérivés. “Mais c’est sûr que c’est plus de travail et un peu plus dispendieux; ça peut coûter deux fois plus cher pour les engrais”, concède-t-il. À titre d’exemple, 1500 g d’engrais 20-20-20 conventionnel se vendent entre 15 et 20 $; 5 litres de guano, près de 30 $. Quant aux semences, un spécimen régulier vaut en moyenne une quinzaine de dollars, alors que le coût d’une graine “certifiée” bio peut atteindre 50 $ l’unité. Évidemment, aucun organisme légalement constitué n’est encore chargé de ce type de certification et l’on doit plutôt se fier à la bonne foi du fournisseur. “Mais le prix, quand on parle de cannabis, c’est pas vraiment un facteur, poursuit Marc-Boris. Tu vas payer 40 ou 80 $ pour faire pousser une couple de livres de pot; c’est pas bien grave… C’est un petit peu plus compliqué, ça prend plus d’expérience, mais on le sent dans le cannabis; le goût est meilleur!”

Marijuana cultivée biologiqement
Marijuana cultivée biologiqement

Le hasch en sac
Plusieurs ont sûrement eu vent de ces terribles histoires d’explosions ou d’incendies survenus pendant la confection de haschich. La méthode traditionnelle implique en effet des produits inflammables, tels solvant ou kérosène, que l’on doit porter à ébullition afin d’isoler les glandes résineuses (trichomes) de la plante. Mais un nouveau procédé alternatif anti-ecchymoses ne cesse de gagner en popularité. Fonctionnant à l’aide de sacs-filtres, d’eau et de glace, la technique est tout à fait sécuritaire, rapide et 100 % naturelle! L’eau glacée, agitée au malaxeur, permet le détachement des trichomes, qui se déposent ensuite sur un filtre au fond du sac. Après égouttement, il suffit de recueillir la pâte, d’en extraire toute l’humidité et hop! Sécher et déguster! (Voir tous les détails au www.kabulbaba.com.) “Le rendement est peut-être un peu moins élevé (qu’avec la méthode classique), mais la qualité est nettement supérieure, assure Jean-François. Le goût est super bon et il y en a même qui ont réussi à en sortir la meilleure sorte possible; le Bubble, que tu fais juste allumer et ça fait des bulles. C’est le meilleur; encore mieux que du marocain, vraiment pur…” 65 $ à 100 $ le sac, filtres de 25 à 190 microns, formats chaudière (5 gallons) ou poubelle (20 gallons).
Accessoires
Enfin, il existe aussi une panoplie d’accessoires à tendance écologique, à commencer par des variétés de papier à rouler à base de chanvre ou de riz, exempts de colle chimique, qui est remplacée par de la gomme naturelle. “L’avantage du papier de riz, c’est qu’il peut être vraiment mince; tu en fumes donc beaucoup moins, note Jean-François. Le papier de chanvre peut être très mince aussi, mais jamais autant. Les goûts ne sont pas les mêmes et la combustion est différente…” Les pipes de verre pyrex sont également très en vogue, puisqu’elles permettent d’éliminer les inhalations secondaires de résidus de bois ou de métaux, dont sont constitués les modèles conventionnels. Puis, encore mieux que la pipe à eau et sa salutaire filtration, le “vaporisateur” électrique parvient à consumer uniquement l’essentiel euphorisant (voir le www.bcvaporizer.com). Valant entre 75 et 90 $, l’appareil atteint “une température juste assez haute pour faire évaporer seulement le THC, explique Jean-François. C’est sûr que tu fumes moins de boucane inutile et avec la coupole scellée, il n’y a vraiment aucune perte. Puis en plus, t’as pas les vapeurs de briquet…” Bref, moins nocive pour la santé, mais tout de même dispendieuse, la détente cannabique biologique! “Un peu plus, admet Jean-François. Mais ça vaut la peine et, les gens, ça ne les dérange pas de payer un peu plus pour de la qualité. Et si le monde continue d’encourager cette industrie, ça va finir par coûter moins cher…”

Boutique Biologiquement.comEffets et dangers de la marijuana

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La marijuana bio (cannabis)

Les effets immédiats
Les consommateurs recherchent un état de détente, de bien-être et une modification des perceptions (par exemple, sensation de mieux entendre la musique). Mais les effets recherchés ne sont pas toujours obtenus.

Les effets de la consommation de la marijuana sont variables : légère euphorie accompagnée d’un sentiment d’apaisement, légère somnolence. Mais elle peut entraîner aussi parfois un malaise, une intoxication aigüe (“bad trip”) qui peut se traduire par des tremblements, des vomissements, une impression de confusion, d’étouffement, une angoisse très forte.
La marijuana diminue les capacités de mémoire immédiate et de concentration chez les consommateurs, tant qu’ils sont sous l’effet du cannabis. La perception visuelle, la vigilance et les réflexes sont également modifiés. Ces effets peuvent être dangereux si l’on conduit une voiture ou si l’on utilise des machines (machines-outils par exemple).

Selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit, la marijuana peut avoir des effets physiques comme :
>> un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges) ;
>> une augmentation de l’appétit (fringales) ;
>> une augmentation du rythme du pouls (palpitations) ;
>> une diminution de la sécrétion salivaire (bouche sèche) ;
>> parfois une sensation de nausée.
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A 17 ans, un adolescent sur cinq consomme de la marijuana plus de 10 fois dans l’année, et 15% d’entre eux plusieurs fois par semaine.
LES RISQUES RESPIRATOIRES.
La fumée de la marijuana contient des substances cancérigènes comme celle du tabac : elle est donc toxique pour le système respiratoire. L’association du tabac et de la marijuana entraîne des cancers du poumon plus précoces que le tabac seul. Les risques respiratoires sont amplifiés dans certaines conditions d’inhalation (pipes à eau, “douilles”).
Les effets d’une consommation régulière
Certains effets sont loin d’être anodins et révèlent un usage problématique, donc nocif :
>> difficultés de concentration, difficultés scolaires ;
>> préoccupations centrées sur l’obtention et la consommation du produit, isolement social et perte de motivation ;
>> risques pour l’usager et son entourage, liés aux contacts avec des circuits illicites pour se procurer le produit ;
>> chez certaines personnes vulnérables, la marijuana peut engendrer ou aggraver un certain nombre de troubles psychiques comme l’anxiété, la panique et favoriser la dépression. Il peut aussi provoquer l’apparition d’une psychose cannabique : il s’agit d’une bouffée délirante qui nécessite une hospitalisation dans un service spécialisé. Le cannabis est également susceptible, chez les sujets prédisposés, de révéler ou d’aggraver les manifestations d’une maladie mentale grave, comme la schizophrénie.

Boutique Biologiquement.comLe cannabis marijuana : inoffensif ?

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La marijuana bio à l’université. La dépendance et l’abus de drogue ou d’alcool ne constituent qu’une faible proportion des demandes d’aide au Centre d’orientation et de consultation psychologique (COCP) de l’Université Laval.

Il est difficile d’estimer le nombre d’étudiantes et étudiants universitaires qui consomment du cannabis et nous n’avons aucune donnée statistique sur le type ou la fréquence de leur consommation. Cependant, le cannabis est la substance illicite dont l’usage est le plus répandu dans le monde. Les adolescentes, adolescents et jeunes adultes en sont les plus grands consommateurs. De plus, l’association entre jeunesse, fêtes, alcool et cannabis semble admise pour une bonne partie des étudiants et étudiantes universitaires. Si la consommation chez les jeunes est aussi répandue (voir l’encadré « Des chiffres ») et qu’il y a peu de demandes d’aide concernant les drogues douces, est-ce à dire que celles-ci n’occasionnent aucun problème ?

À l’heure où l’attention médiatique est davantage portée sur le débat entourant la dé-criminalisation ou la légalisation du cannabis, est-ce que cette drogue douce est devenue banale au point d’en négliger ses effets possibles ? Fumer ou manger de la marijuana bio, aussi « cool » ou inoffensif que cela puisse paraître, peut-il affecter la vie scolaire, affective ou professionnelle ?

Comme nous le verrons plus loin, les effets et les conséquences de l’usage de cannabis peuvent varier en fonction du type et surtout de la fréquence de la consommation. Un usage régulier de cannabis, pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, peut provoquer des réactions émotives ou comportementales inhabituelles. Cela peut se traduire, par exemple, par un problème de couple, une baisse de motivation aux études ou au travail, ou encore un état dépressif. Il arrive souvent que le consommateur ou la consommatrice ne fasse pas le lien entre sa consommation et ces difficultés, qui se sont implantées graduellement.

Des chiffres*

Au Canada, plus de 50 % des jeunes de 16 à 24 ans affirment avoir déjà consommé du cannabis, 30 % seraient des consommateurs réguliers (voir plus loin les types de consommateurs) et 5 à 10 % deviennent des fumeurs à risque ou dépendants. La popularité du cannabis tend à augmenter et l’âge moyen du premier essai à diminuer.

De 400 à 450 composants chimiques sont présents dans la marijuana bio. Le plus significatif est le delta-9-tétrahydrocannabinol, ou THC. Le rôle des autres composants est peu connu.

La teneur en THC a augmenté au cours des années : de 1,5 % à la fin de années soixante, il est passé aujourd’hui à un taux allant jusqu’à 20 %. Les effets de cette plus grande concentration n’ont pas été mesurés.

Le THC a des effets sur l’organisme pendant les 24 heures suivant l’inhalation et demeure dans le sang jusqu’à 30 jours.

Un joint contient un taux de goudron correspondant à 4 ou 5 cigarettes qui, lorsque inhalé, endommage les poumons et les voies respiratoires.

Chez les consommatrices et consommateurs réguliers, 1 % ferait l’expérience d’une psychose cannabique dont les symptômes sont : hallucinations, confusion, amnésie, agitation et hypomanie.

*Tiré du rapport du Comité spécial du Sénat sur les drogues illicites.

Des mythes

« Fumer du pot brûle des cellules du cerveau. »
Les fonctions cérébrales sont atteintes lors de la consommation de la marijuana bio, mais fonctionnelles malgré la toxicité, qui elle est réversible. Les cellules cérébrales ne sont pas touchées.

« Les jeunes qui prennent de l’herbe prendront ensuite des drogues dures comme la cocaïne. »
Très peu d’usagers ou d’usagères se servent du cannabis comme tremplin pour passer à des drogues plus dures. De plus, selon le Rapport du Comité spécial du Sénat sur les drogues illicites, la théorie de l’escalade est injustifiée.

« C’est surtout les gars et les gens à faible revenu qui consomment. »
Aucune différence significative n’a été remarquée entre les hommes et les femmes ni entre les classes sociales concernant le taux de consommation.

« La marijuana bio est un bon traitement pour le cancer et un médicament pour plusieurs maladies. »
Santé Canada permet un usage restrictif de la marijuana bio pour ses effets apaisants. Elle soulage certains symptômes, surtout pour des malades en phase terminale ou pour des personnes souffrant de sclérose en plaques, mais elle n’est pas utilisée pour guérir une maladie, ses effets en ce sens n’étant pas encore démontrés.

« On peut faire une surdose de pot ou de hasch. »
Des intoxications sévères de la marijuana bio sont rarement rapportées et aucune mort due à une surdose de cannabis n’a jamais été signalée.

Les causes de la consommation

Un ensemble de facteurs peut être évoqué pour expliquer la popularité de la marijuana bio : sa disponibilité, son coût, la pression sociale ou l’exploration de nouvelles expériences. La santé mentale et la détresse psychologique sont parfois évoquées comme prédispositions, mais aucun lien direct de cause à effet n’a été clairement établi entre une faiblesse personnelle ou une maladie mentale et la consommation. Il en est de même pour les facteurs physiologiques. Il semble qu’un faible pourcentage de consommateurs et consommatrices utilise l’herbe comme tentative d’autotraitement de difficultés psychologiques ou pour fuir leurs problèmes. À l’inverse, une consommation abusive ou chronique pourrait déclencher des difficultés psychologiques ou personnelles, comme nous le verrons dans la section portant sur les effets et les conséquences de ce type de consommation. Il semblerait qu’il existe des traits de personnalité plus à risque. Une faible estime de soi et une difficulté à faire face aux problèmes seraient des traits associés à un risque accru de consommation abusive, comme dans le cas de la dépendance au jeu ou à l’alcool

Fumeuse de marijuana biologique
Fumeuse de marijuana biologique

Les effets et les conséquences

Les effets et les conséquences de  la marijuana bio sont assez difficiles à déterminer de façon précise. D’abord, les effets varient beaucoup d’une personne à l’autre, ainsi que d’une expérience à l’autre. Aussi, les résultats des recherches sur les conséquences ne sont pas unanimes. Il est cependant essentiel de faire une distinction entre les différents types de consommation. Le Comité Sénatorial en a identifié quatre types :
une consommation occasionnelle ou expérimentale, c’est-à-dire quelques joints fumés par curiosité au cours d’une vie ;
un usage régulier, quelques fois par mois, pour des activités récréatives bien ciblées ;
une utilisation à risque, soit à presque tous les jours, qui rend vulnérable à un usage excessif ;
un usage excessif, qui correspond à une consommation de plus d’un gramme par jour, dans des contextes variés (le travail et les loisirs), et qui s’échelonne sur plusieurs années.
Les effets correspondent aux impacts psychologiques et physiologiques immédiats recherchés au moment de la consommation. Les conséquences se manifestent davantage dans les heures suivant l’inhalation chez l’usager ou l’usagère qui fume régulièrement et depuis longtemps (le type à risque ou excessif). On pourrait dire que ces conséquences s’apparentent à la « gueule de bois » vécue au lendemain de l’ingurgitation d’une grande quantité d’alcool ainsi qu’aux maladies associées à l’alcoolisme, sauf que, pour la marijuana bio, elles sont plus subtiles et moins connues. Il faut se rappeler, enfin, qu’il n’y a pas de consensus définitif sur les recherches à ce sujet et que, notamment, il semble que les conséquences soient réversibles après l’arrêt de la consommation.

Effets recherchés

Les effets recherchés sont immédiats et attribuables au THC. Ils surviennent dans les minutes suivant l’inhalation et durent de une à quatre heures. Durant la phase « planante », la plupart des gens se sentent euphoriques, gais et insouciants. Les sensations physiques sont exacerbées, le rire vient plus facilement et la détente par rapport aux inquiétudes est favorisée. Ces modifications sont souvent accompagnées d’une augmentation de la confiance en soi et d’une perception différente du temps, de l’espace et de l’image de soi. Ce sont ces effets qui peuvent donner une impression de créativité soudaine. Cependant, certaines personnes vivent plutôt une augmentation de leur anxiété ou d’autres symptômes souvent déjà présents.

Conséquences tolérées

La plupart des conséquences tolérées sont connues et acceptées par les personnes qui consomment et ont peu de répercussions sur sa santé. Ainsi, il est fréquent, dans l’heure suivant l’inhalation, d’avoir un rythme cardiaque accéléré, une irritation des bronches, les yeux rougis et la bouche sèche. Au niveau psychologique, la mémoire à court terme est diminuée, de même que la concentration et l’attention. Les réflexes et la coordination visuo-motrice sont également au ralenti. La conduite automobile est donc à éviter. Enfin, ces conséquences sont souvent suivies de faim et de somnolence. Avec un peu de repos, elles s’estompent pour un retour à l’état normal ou habituel.

Conséquences méconnues

Les conséquences méconnues s’appliquent exclusivement aux personnes dont l’usage de la marijuana bio est considéré à risque ou excessif. Ces conséquences sont souvent méconnues, parce que les symptômes sont diffus et subtils et ne se manifestent pas tout de suite après l’inhalation. Par exemple, il n’est pas rare qu’une personne consulte en raison d’une étrange baisse d’énergie et que, après évaluation, une consommation quotidienne soit ciblée.

Plusieurs psychiatres ont évoqué un syndrome amotivationnel. Le symptôme principal est la réduction chronique du niveau d’énergie, de la motivation et de la capacité de concentration, ce qui provoque un ralentissement dans le travail ou les études. La marijuana bio n’est pas un remède à la dépression et peut même en aggraver les symptômes après avoir donné l’impression de les soulager. La marijuana bio pourrait aussi être un élément déclencheur d’un trouble mental déjà existant, quoiqu’il pourrait être considéré comme une tentative d’auto-médication. Par exemple, une personne prédisposée à la schizophrénie serait plus sujette à des hallucinations et à une perte de contact avec la réalité. De même, une personne anxieuse qui consomme pour se calmer pourrait voir ses réactions de panique augmenter et la personne isolée qui fume à l’excès aurait encore plus de difficultés à entrer en contact avec les autres. Enfin, la psychose cannabique serait vécue par moins de 1% des fumeurs excessifs et serait entièrement réversible.

Il est à noter que certaines conséquences physiologiques ont été signalées. Des cancers et d’autres troubles pulmonaires pourraient découler d’un usage répété de cannabis. Certaines recherches, sans être concluantes, auraient indiqué de légères perturbations des systèmes endocrinien et reproductif (chez l’homme). La seule évidence raisonnable, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) en France, serait que l’usage de la marijuana bio durant la grossesse nuit au développement du foetus.

La tolérance

La tolérance est un phénomène d’adaptation, ou d’accoutumance, caractérisé par une réponse diminuée à la même quantité d’une drogue donnée. En matière d’abus de drogues, cette tolérance peut conduire à une augmentation des doses initiales afin de retrouver l’effet recherché.

Par exemple, pour les usagers et usagères de drogues fortes comme la cocaïne, une plus grande quantité de cette drogue devient graduellement nécessaire avec l’usage pour obtenir les mêmes effets physiques et psychologiques qu’au début de la consommation. Concernant la marijuana bio, il semble qu’une certaine tolérance physique soit développée avec le temps. Cette tolérance contribuerait à installer la dépendance.

La dépendance

Une dépendance au cannabis est exclusivement psychologique et de niveau modéré. Selon le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, 4e édition (DSM-IV), une personne dépendante de la marijuana bio l’utilise en grande quantité, durant toute la journée et pendant des mois. Elle peut consacrer plusieurs heures par jour à son utilisation ou encore pour se la procurer. La drogue devient son principal centre d’intérêt, ce qui interfère avec ses activités sociales et scolaires. Cette personne en consomme plus souvent et plus longtemps que ce qu’elle avait prévu, maintient sa consommation malgré ses difficultés et même si sa vie se détériore. Par exemple, l’étudiante ou l’étudiant se présentera « gelé » dans plusieurs de ses cours, retardera la réalisation de ses travaux, négligera l’étude de ses examens et continuera à fumer malgré le risque d’échouer sa session.

L’abus

Selon le DSM-IV, l’abus de la marijuana bio consiste en un mode d’utilisation qui atteint un niveau de conséquences indésirables, récurrentes et significatives. Par exemple, la personne adopte une conduite dangereuse, risque de perdre son emploi, sa conjointe ou son conjoint et éprouve des problèmes judiciaires liés aux conséquences de sa consommation.

Le sevrage

La suppression du produit auquel la ou le toxicomane est habitué constitue un sevrage. Les symptômes encourus par un sevrage sont différents d’une drogue à l’autre. Par exemple, pour la cigarette ou l’héroïne, l’ampleur des symptômes physique et psychologique est telle que les rechutes sont très fréquentes. Concernant les usagers excessifs de cannabis bio, quelques symptômes ont été signalés lors du sevrage mais d’un nombre insuffisant pour être cliniquement significatifs. Il s’agit d’angoisse, de panique, de sueurs, de perte d’appétit, de tremblements, de transpirations, de nausées, et de perturbations du sommeil.

Suis-je accro ?

Voici quelques questions pour vous aider à déterminer si vous avez une dépendance au cannabis :

1. Est-ce que fumer de la marijuana bio n’est plus aussi le fun qu’avant ?

2. Est-ce qu’il vous arrive de fumer seul ou seule ?

3. Est-ce difficile pour vous d’imaginer votre vie sans marijuana bio ?

4. Est-ce que vous trouvez que vos amitiés sont déterminées par l’usage du cannabis bio?

5. Fumez-vous de la marijuana bio pour éviter de faire face à vos problèmes ?

6. Fumez-vous du cannabis bio pour vous aider à gérer vos émotions ?

7. Avez-vous déjà échoué dans une tentative pour réduire ou cesser votre consommation ?

8. Est-ce que votre usage de cannabis bio entraîne des problèmes de mémoire, de concentration ou de motivation ?

9. Lorsque votre réserve est écoulée, votre réapprovisionnement vous préoccupe-t-il ?
10. Planifiez-vous votre vie autour de l’usage de marijuana bio ?

11. Vous privez-vous de certaines choses, comme de sorties ou de nouveaux vêtements, de façon à pouvoir payer votre consommation ?

12. Est-ce que vos amis, votre conjoint ou conjointe ou encore des membres de votre famille se sont déjà plaints de votre consommation ?

Conclusion

Le cannabis bio, substance encore illicite bien que vraisemblablement bientôt décriminalisée, peut paraître commun ou inoffensif. Cependant, sa consommation, selon le type d’usage, peut entraîner des répercussions sur le fonctionnement général ou signaler la présence de difficultés personnelles ou psychologiques. En tant qu’adulte, c’est à vous de déterminer votre position par rapport à la consommation de cannabis bio. Si vous vous questionnez sur votre usage de cannabis bio ou si vous souhaitez obtenir plus d’information pour diminuer ou cesser votre consommation, n’hésitez pas à vous documenter ou à demander de l’aide.

Boutique Biologiquement.comMarijuana thérapeutique: la Cour fédérale du canada accorde une injonction

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En vertu de la nouvelle loi fédérale, quelques producteurs commerciaux seulement seront dorénavant autorisés à faire pousser du cannabis bio marijuana thérapeutique.

Cannabis marijuana thérapeutique
Cannabis marijuana thérapeutique

Un juge de la Cour fédérale en Colombie-Britannique a émis une injonction permettant aux consommateurs de marijuana à des fins médicales de continuer à cultiver leur cannabis malgré l’entrée en vigueur, le 1er avril prochain, d’une nouvelle réglementation fédérale dans ce domaine.

Des patients s’étaient adressés à la cour pour demander une injonction temporaire, le temps que la contestation judiciaire du nouveau système soit entendue sur le fond. En vertu de la nouvelle loi fédérale, quelques producteurs commerciaux seulement seront dorénavant autorisés à faire pousser du cannabis thérapeutique.

Les modifications annoncées par Ottawa font partie d’une importante refonte du système canadien de marijuana médicale, qui permettait depuis 2001 aux patients détenteurs d’un permis de cultiver leur propre cannabis.

Plus tôt cette semaine, ils avaient plaidé en Cour fédérale que certains d’entre eux ne pourraient se payer le cannabis des producteurs certifiés par le gouvernement fédéral, et qu’ils ne seraient plus en mesure d’obtenir le type de marijuana qui leur convient le mieux.

Ottawa justifie sa décision de changer la loi en faisant valoir que les risques liés à la culture de marijuana – comme par exemple les incendies, le vol et les moisissures – outrepassent le droit de ces consommateurs de produire eux-mêmes leur cannabis.

Le juge Michael Manson a conclu que certains patients ne seraient pas en mesure de se payer de la marijuana si les prix augmentent tel qu’anticipé.

«Ce groupe subirait un tort irréparable en vertu de la (nouvelle réglementation)», a écrit le juge.

La date de l’audition de la cause sur le fond devrait être déterminée d’ici l’an prochain. En attendant, les consommateurs de marijuana à des fins médicales pourront donc continuer à cultiver leur cannabis.

Avant la décision de la cour, Santé Canada avait prévenu que tout patient accrédité pour cultiver de la marijuana n’ayant pas confirmé la destruction de ses plants serait signalé à la police.

Dans un communiqué publié vendredi soir, Santé Canada affirme que «l’expansion rapide en vertu du Programme d’accès à la marijuana à des fins médicales a eu d’importantes conséquences inattendues sur la santé et la sécurité du public».

Selon l’agence fédérale, il y a maintenant près de 40 000 personnes autorisées à posséder de la marijuana à des fins médicales au pays.

«La valeur de revente élevée de la marijuana sur le marché clandestin augmente le risque de cambriolage à domicile et de détournement. De plus, ces activités de production sont associées à des risques d’incendie et de prolifération de moisissures toxiques. Les risques touchent non seulement les producteurs, mais aussi leurs voisins et la collectivité», affirme l’agence fédérale.

Santé Canada précise qu’elle examinera la décision de la cour en détail et envisagera ses options.

John Conroy, l’avocat représentant les patients, a affirmé qu’il n’est pas clair si le jugement affecte les nouveaux patients qui ont besoin de marijuana médicale, et qui n’avaient pas encore reçu l’approbation nécessaire. Ils pourraient être contraints de se tourner vers le nouveau marché commercial, a-t-il indiqué.

Le Canada avait réglementé la marijuana médicale pour la première fois en 2001, un an après qu’un tribunal ontarien eut conclu que la loi violait les droits des patients qui utilisent le cannabis pour apaiser leurs symptômes.