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Selon des chercheurs amĂ©ricains, l’utilisation de la marijuana bio thĂ©rapeutique a un rĂ´le bĂ©nĂ©fique dans la sclĂ©rose en plaques mais n’a pas d’effets pour d’autres maladies.

Des chercheurs de l’AcadĂ©mie AmĂ©ricaine de neurologie (AAN) ont confirmĂ© que la marijuana bio, sous forme de comprimĂ© ou de spray nasal, rĂ©duisait la sensation de raideur et les spasmes musculaires chez les patients atteints d’une sclĂ©rose en plaques. Ceci, après avoir analysĂ© les rĂ©sultats de 30 Ă©tudes concernant les effets de la marijuana bio par rapport Ă  ceux d’un placebo. Ils ont Ă©galement observĂ© que cette substance avait des effets bĂ©nĂ©fiques sur d’autres symptĂ´mes tels l’engourdissement, les brĂ»lures et l’hyperactivitĂ© de la vessie qui perturbe la vie de ces malades.

Le Sativex est un médicament en spray, dérivé du cannabis, destiné à soulager certains patients atteints de sclérose en plaques.

Le Sativex est un médicament en spray, dérivé du cannabis, destiné à soulager certains patients atteints de sclérose en plaques.

Les limites du chanvre cannabis bio thérapeutique

Ils ont nĂ©anmoins prĂ©cisĂ© que les effets possibles liĂ©s Ă  l’abus de cette substance, tels que la perte de mĂ©moire, les nausĂ©es, les hallucinations et les idĂ©es dĂ©pressives, ont empĂŞchĂ© Ă  7 % des individus traitĂ©s de continuer leur traitement. Les auteurs de la recherche ont Ă©galement remarquĂ© que pour d’autres maladies telles que la maladie de Parkinson, la maladie de Huntington ou des dystonies, la marijuana bio n’apportait pas un bĂ©nĂ©fice significatif. Cette recherche a Ă©tĂ© menĂ©e Ă  partir de donnĂ©es provenant de patients traitĂ©s par de la marijuana bio thĂ©rapeutique. Tout traitement effectuĂ© Ă  partir de chanvre cannabis bio rĂ©crĂ©atif aurait des rĂ©sultats incertains.


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L’éternel dĂ©bat fait son grand retour après la diffusion d’un sondage mettant en Ă©vidence que le peuple amĂ©ricain, dans sa grande majoritĂ©, considère l’alcool comme Ă©tant beaucoup plus dangereuse pour la santĂ© que la marijuana bio.

Joint de marijuana biologique

Joint de marijuana biologique

Après le sucre qui serait plus dangereux que le cannabis bio, un sondage effectué par le Pew Institute aux Etats-Unis révèle que 69% des américains considèrent que l’alcool est plus dangereux pour la santé que la marijuana bio et 63% confirme cet avis à l’échelle de la société. Une idée qui germe doucement comme le montre cette étude : 12% des personnes interrogées étaient pour la légalisation de la drogue en 1969 contre 54% en 2014…

Du cĂ´tĂ© des faits, aucune rĂ©ponse “claire” ne peut ĂŞtre donnĂ©e car il n’y jamais eu d’étude “comparative” sur les dangers de l’alcool et de la marijuana bio. D’un autre cĂ´tĂ©, les donnĂ©es existantes donnent un net avantage Ă  la “drogue douce”, la considĂ©rant nettement moins addictive et dangereuse pour la santĂ©.
Cette affirmation s’appuie sur des donnĂ©es telles que les effets sur la santĂ©, le degrĂ© d’addiction que l’alcool crĂ©e ou encore l’agressivitĂ© liĂ©, plus souvent, Ă  la boisson qu’à la Marijuana.


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L’intérêt pour les aliments et autres produits biologiques ne cesse de croître, à mesure que s’éveillent les consciences et que se multiplient les options. Le mouvement s’étend désormais aux amateurs de cannabis bio marijuana, qui ne ménagent ni dépenses, ni élans d’ingéniosité pour se la geler santé.

Tomates biologiques, shampoings organiques, vêtements naturels… Un peu partout, la population prend les grands moyens pour préserver sa santé et déploie son lot d’efforts afin de sauvegarder ce qu’il reste d’environnement. Ces dernières années, nombre de consommateurs de drogues douces comme la marijuana ou le haschich ont élaboré une variété de techniques visant à ménager Dame Nature et à atténuer la nocivité de la substance inhalée, qui, rappelons-le, demeure néanmoins dommageable à bien des égards. Des poumons à la gorge, en passant par les troubles psychologiques, la récréation cérébrale au THC (tétrahydrocannabinol) comporte ses risques pour la santé, au même titre que l’alcool ou la cigarette. Mais il est possible de les minimiser. Et à constater l’achalandage dans les boutiques spécialisées puis la quantité de publications ou de sites Web traitant du sujet, les résultats semblent des plus grisants!
Un plant sain
Au risque de consterner quelques “cannabinophiles” amortis, le plant de marijuana, particulièrement celui cultivĂ© par les pourvoyeurs “professionnels” en quĂŞte de rendement optimal, est très souvent gavĂ© d’engrais et de fertilisants chimiques, Ă  base d’acide phosphorique, de potasse, de manganèse et de molybdène, entre autres. Le pot bio, lui, est nourri au guano de chauve-souris ou d’oiseaux marins, au compost de crevettes ou de lombrics. Mais le pire danger pour le consommateur dĂ©coule sans aucun doute de l’aspersion de pesticides et d’insecticides, qui regorgent de produits hautement toxiques tels le Malathion, le carbaryl et le diazinon. Selon Jean-François de la boutique Échologik Ă  QuĂ©bec, la prĂ©vention reste le meilleur moyen d’éviter le dĂ©barquement d’une meute de bestioles en mal de sensations fortes. “Une fois qu’il y a des bibittes, t’as pratiquement pas le choix d’utiliser des insecticides, remarque-t-il. En croissance, c’est moins grave. Mais il ne faut jamais les utiliser en floraison… Il y a des moyens de les Ă©viter, comme augmenter la tempĂ©rature la nuit pour baisser l’humiditĂ©, et il y a aussi des huiles que tu peux mettre sur les feuilles avant le passage en floraison. Les parasites tĂ©tranyques (araignĂ©es) se nourrissent de la sève; l’huile les empĂŞche de percer la feuille et dĂ©gage une odeur qui les repousse; c’est vraiment la meilleure façon de prĂ©venir…”
Marc-Boris Saint-Maurice, chef du Parti marijuana, observe Ă©galement un accroissement de la demande pour le cannabis bio et ses dĂ©rivĂ©s. “Mais c’est sĂ»r que c’est plus de travail et un peu plus dispendieux; ça peut coĂ»ter deux fois plus cher pour les engrais”, concède-t-il. Ă€ titre d’exemple, 1500 g d’engrais 20-20-20 conventionnel se vendent entre 15 et 20 $; 5 litres de guano, près de 30 $. Quant aux semences, un spĂ©cimen rĂ©gulier vaut en moyenne une quinzaine de dollars, alors que le coĂ»t d’une graine “certifiĂ©e” bio peut atteindre 50 $ l’unitĂ©. Évidemment, aucun organisme lĂ©galement constituĂ© n’est encore chargĂ© de ce type de certification et l’on doit plutĂ´t se fier Ă  la bonne foi du fournisseur. “Mais le prix, quand on parle de cannabis, c’est pas vraiment un facteur, poursuit Marc-Boris. Tu vas payer 40 ou 80 $ pour faire pousser une couple de livres de pot; c’est pas bien grave… C’est un petit peu plus compliquĂ©, ça prend plus d’expĂ©rience, mais on le sent dans le cannabis; le goĂ»t est meilleur!”

Marijuana cultivée biologiqement

Marijuana cultivée biologiqement

Le hasch en sac
Plusieurs ont sĂ»rement eu vent de ces terribles histoires d’explosions ou d’incendies survenus pendant la confection de haschich. La mĂ©thode traditionnelle implique en effet des produits inflammables, tels solvant ou kĂ©rosène, que l’on doit porter Ă  Ă©bullition afin d’isoler les glandes rĂ©sineuses (trichomes) de la plante. Mais un nouveau procĂ©dĂ© alternatif anti-ecchymoses ne cesse de gagner en popularitĂ©. Fonctionnant Ă  l’aide de sacs-filtres, d’eau et de glace, la technique est tout Ă  fait sĂ©curitaire, rapide et 100 % naturelle! L’eau glacĂ©e, agitĂ©e au malaxeur, permet le dĂ©tachement des trichomes, qui se dĂ©posent ensuite sur un filtre au fond du sac. Après Ă©gouttement, il suffit de recueillir la pâte, d’en extraire toute l’humiditĂ© et hop! SĂ©cher et dĂ©guster! (Voir tous les dĂ©tails au www.kabulbaba.com.) “Le rendement est peut-ĂŞtre un peu moins Ă©levĂ© (qu’avec la mĂ©thode classique), mais la qualitĂ© est nettement supĂ©rieure, assure Jean-François. Le goĂ»t est super bon et il y en a mĂŞme qui ont rĂ©ussi Ă  en sortir la meilleure sorte possible; le Bubble, que tu fais juste allumer et ça fait des bulles. C’est le meilleur; encore mieux que du marocain, vraiment pur…” 65 $ Ă  100 $ le sac, filtres de 25 Ă  190 microns, formats chaudière (5 gallons) ou poubelle (20 gallons).
Accessoires
Enfin, il existe aussi une panoplie d’accessoires Ă  tendance Ă©cologique, Ă  commencer par des variĂ©tĂ©s de papier Ă  rouler Ă  base de chanvre ou de riz, exempts de colle chimique, qui est remplacĂ©e par de la gomme naturelle. “L’avantage du papier de riz, c’est qu’il peut ĂŞtre vraiment mince; tu en fumes donc beaucoup moins, note Jean-François. Le papier de chanvre peut ĂŞtre très mince aussi, mais jamais autant. Les goĂ»ts ne sont pas les mĂŞmes et la combustion est diffĂ©rente…” Les pipes de verre pyrex sont Ă©galement très en vogue, puisqu’elles permettent d’éliminer les inhalations secondaires de rĂ©sidus de bois ou de mĂ©taux, dont sont constituĂ©s les modèles conventionnels. Puis, encore mieux que la pipe Ă  eau et sa salutaire filtration, le “vaporisateur” Ă©lectrique parvient Ă  consumer uniquement l’essentiel euphorisant (voir le www.bcvaporizer.com). Valant entre 75 et 90 $, l’appareil atteint “une tempĂ©rature juste assez haute pour faire Ă©vaporer seulement le THC, explique Jean-François. C’est sĂ»r que tu fumes moins de boucane inutile et avec la coupole scellĂ©e, il n’y a vraiment aucune perte. Puis en plus, t’as pas les vapeurs de briquet…” Bref, moins nocive pour la santĂ©, mais tout de mĂŞme dispendieuse, la dĂ©tente cannabique biologique! “Un peu plus, admet Jean-François. Mais ça vaut la peine et, les gens, ça ne les dĂ©range pas de payer un peu plus pour de la qualitĂ©. Et si le monde continue d’encourager cette industrie, ça va finir par coĂ»ter moins cher…”